Le recueil des Sourires

Tout

Bonjour !

le 25/05/2005 à 17h32

En ce jour, 26 mai 2008,

[JOURNEES PORTES OUVERTES : depuis 2005 je m'occupe de mon chez-moi, mon antre, mon blog. Avec des hauts, beaucoup de bas, plus ou moins d'application.

J'hésite à fermer, à couper les ponts avec l'adolescente qui cherchait et cherche encore à grandir.

Plus de codes pour accéder au vieilles pages, voici moi, sur 3 ans (si ce n'est plus).]

Bienvenue ici.

Mon "antre", bien que depuis quelques temps je m'en occupe peu...

Le blog se lit de manière chronologique...

Si certains textes vous choquent, je m'en excuse, quand j'écris je n'ai pas de "limite". Il faut bien se libérer quelques fois, surtout dans notre sociéte où l'on revendique le droit à la parole mais que l'on ne s'en sert que pour dire de platitudes et des banalités à pleurer.

Ce blog, toute l'évolution, c'est toutes les facettes qui me construisent : mes doutes, mes enfantillages, mes stupidités.

Bref, Bonne Visite...

Une 'tite nouvelle

le 25/05/2005 à 21h41
Indignation

Je me levais, prête à aller traire les brebis du clan. C’était ainsi dans notre clan. Je fermais les yeux et m’appuyais sur la tombe de mon père devant la maison. J’entendis les femmes aguerries du village marcher comme en procession vers l’enclos des bêtes. J’allais être en retard. Je déposais un baiser sur la joue de mon fils, enfilais un gilet en laine et courus vers les femmes.
Nous entrions une à une dans l’enclos et nous ramenions chacune une brebis. Chacune avait sa préférée, celle qu’elle aimait traire, avec qui elle bavardait quand les autres femmes, trop appliquées à leur travail ne cherchaient pas les bavardages et commérages. Nos chères bêtes nous apportaient un certain calme, et une douceur de mère, nous qui étions encore jeune, elles nous laissaient savourer une tendresse que peu de nous avaient chez elles.
Après une heure de traite nous rentrions toutes chez nous, se promettant de se revoir à midi. Dans notre région, les repas du midi et soir se prenaient toujours en commun, suite aux grandes chasses du clan. C’était un acte totalement masculin et ma fille, bien que vive et surtout agile et apte au tir n’avait jamais pu convaincre son père de l’y convier.
Cathay se montrait alors furieuse. La condition de la femme, prise pour un être faible, la terrorisait. Dans 2 ans, elle en aurait 14, elle serait donc en âge de traire avec nous. Cela l’angoissait tellement qu’elle retournait sa colère contre moi et je ne pouvais pas la blâmer. J’avais été pareil qu’elle en mon temps. Libre, vive, sans se soucier des traditions, rentrant quand bon me semblait. J’étais encore plus en désaccord avec les règles. Le catholicisme avait envahi le pays. J’ai encore du mal à l’avouer mais j’avais eu foi dans les druides et les sorcières. L’ancienne religion m’avait fasciné et fit partie de ma vie pendant fort longtemps.
*
Je me réveillais. Je sentis la pierre humide et froide sous mon corps. Je m’étais encore endormie près de l’autel. Je fis glisser ma carcasse encore endormie sur la roche et je m’extirpais de la grotte. Le ciel était déjà dégagé des soucis de la nuit et le soleil commençait à chauffer. Les hommes partaient à la chasse car je les entendis chanter, une chanson sauvage virulente mais réconfortante : ils nous protégeaient, appelaient les esprits, les priant de bénir la bataille.
Ils passèrent quelques minutes après devant moi. Aucun n’osa me regarder. Je n’étais que le fruit de l’union entre une folle et un mort. Je pris le chemin pour remonter jusqu’au village. Tout autour de moi, il me semblait que la forêt dansait, que les feuilles me murmuraient des choses sur mon passage.
L’idée que la forêt était vivante me plaisait particulièrement : tout simplement car elle faisait une formidable amie. Avant de prendre une décision qui me semblait primordiale, je n’hésitais pas à lui en parler. Il me suffisait ensuite de m’asseoir à côté d’un tronc d’arbre et d’attendre un signe. Et il venait, toujours, tôt ou tard.
Je repris le chemin du village, ne m’arrêtant plus. J’avais honte de m’être encore laissé aller à ma rêverie. Il me semblait si souvent apercevoir un elfe derrière un arbre, ou sentir la présence d’un être fantastique dans mon dos. Bien que je me sentais plus sensible aux énergies terrestres, je me pensais aussi différente. Et j’en avais honte.
Baissant la tête, je regardais mes pieds qui foulaient la terre, dans un bruit chantant. Une note, deux notes… Il me sembla que Ma musique était accompagnée par un instrument. Un son de flûte qui se faisait de plus en plus fort. Je pressais le pas, de peur de tomber dans la folie. Cette folie qui avait touché ma mère. J’avançais résolument, essayant d’oublier la musique qui provenait d’on ne sait où. Le bruit se fit retentissant. Et je cédais à ma pulsion de curiosité… Je me retournais et je décidais de partir à la quête du flûtiste. Je pénétrais plus profondément dans la forêt et je pris un sentier. La flûte résonnait maintenant de partout….

Les rêves doux et dramatiques..

le 27/06/2005 à 13h20
Ma tête est peuplée d’un imaginaire qui m’effraie.
Il est présent tout au long de ma journée,
Il me souffle mes choix,
Dicte mes gestes
Et m’envoie des images.
Il me fait rêver,
D’un monde où tu serais là
D’une rivière qui coulerait rien que pour t’abreuver,
D’un arbre là que pour t’apporter de l’ombre.

Ma tête est peuplée d’un imaginaire qui m’effraie,
Je rêve toute la journée la tête dans les nuages,
Les mains dans les poches.
Cela me fait rêver d’un monde où tu serais là,
D’une rivière qui ne coulerait que pour t’y noyer,
D’un arbre là que pour te pendre.

Je dors en vivant,
Je rêve en marchant,
Je cauchemarde et je pleure,
Je te vois,
Je souris de vivre dans ma tête…

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