[Dernier texte de ma crise d'ado ? Ca serait pas plus mal. Surtout vu comme j'ai pleuré en écrivant cet nullité en pleurant dans le train Bordeaux-Toulouse. Un petit dodo et ça repartait. Mais peut-êtrre une relecture plus approfondi avec un professionnel me serait profitable... Comme dit ma chère tata, "On se traine tous des casseroles, c'est juste quand elles commencent à faire trop de bruit qu'il faut se faire aider". Je vais attendre la crise de la cinquantaine :D.]
Maman, tu m'avais pas dit tout ça,
Qu'en grandissant y'avait de moins en moins d'gens,
Qu'à l'enfance chérie et remplie se substituait un monde plus gris.
Maman tu m'avais pas tout dit,
T'avais pas dit qu'un jour vous ne seriez plus là,
Et moi ? Sans racines je suis quoi ?
Maman tu m'avais pas dit tout ça,
Que sans tes bras, il fait plus froid,
Qu'en grandissant les rêves nous quittent
Et la vie va en se désemplissant.
Tu m'as fait croire à un très long voyage,
Une aventure qu'on partagerait.
Alors pourquoi, pourquoi t'es pas là ?
Maman, j'ai mal, quand je regarde autour de moi,
J'suis incapable de dire tout haut des mots gentils,
Je reste muette, parfois je fais la gueule,
Car j'ai du mal à être sincère avec moi-même,
Est-ce que je suis seule par choix ou parce qu'ils le veulent ?
Maman, y'a que toi pour me faire dire la vérité,
En face de toi j'sais m'exprimer,
Comme si tes yeux m'donnaient les mots,
Comprendre enfin ce qui cloche chez moi,
Ce qui me bouffe le bide à longueur de temps.
Maman, est-ce que tu m'as mal faite ?
Pourquoi est-ce que je me prends autant la tête ?
Pourquoi je me sens comme rongée ?
J'ai le virus de de la peur de mal faire.
Je me déteste et puis je m'aime.
Ca dure depuis tellement de temps qu'il me semble dur de le metre encore sur l'dos, d'la crise d'ado.
Maman, tu m'avais pas dit tout ça.
Ou alors j'comprenais pas.
Est-ce que c'est impossible pour moi
De me faire apprécier juste comme ça ?
Ne pas pouvoir dire, je le découvre chez moi.
Je pensais être de ceux qui ont besoin de bruit.
Je pensais être de ceux qui savent dire haut ce que leur coeur dit tout bas.
Mais mes lèvres restent closes, et je grommelle.